Que faire après un BTS management hôtellerie restauration : options et idées de carrière

Le BTS management hôtellerie restauration pose une question très concrète dès l’obtention du diplôme : continuer les études ou foncer en cuisine, en salle ou à la réception. Beaucoup de jeunes diplômés se retrouvent avec la même hésitation, CV tout frais en poche, encore marqués par le rythme intense des stages et de l’alternance. Le ... Lire plus
Tristan Toulemonde
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Le BTS management hôtellerie restauration pose une question très concrète dès l’obtention du diplôme : continuer les études ou foncer en cuisine, en salle ou à la réception. Beaucoup de jeunes diplômés se retrouvent avec la même hésitation, CV tout frais en poche, encore marqués par le rythme intense des stages et de l’alternance. Le secteur, lui, ne manque pas de travail, mais toutes les options ne se valent pas selon le projet de vie, l’envie de bouger à l’étranger, le goût du management ou non. Entre première expérience d’emploi en hôtellerie, licence pro, bachelor spécialisé ou année de pause, la marge de manœuvre est réelle.

Dans l’industrie hôtelière, un BTS MHR ouvre des portes variées : restauration traditionnelle, hôtels de chaîne, résidences de tourisme, événementiel, restauration collective, voire tourisme digital. L’enjeu, après le diplôme, n’est pas seulement de trouver un poste, mais de choisir une trajectoire cohérente. Certains vont adorer le service du soir en salle, la montée d’adrénaline d’un gros coup de feu ; d’autres viseront très vite la gestion hôtellerie restauration, les plannings, les budgets, le marketing. Ce moment charnière mérite un vrai temps de réflexion, plutôt que de signer le premier contrat venu. Quelques repères, des exemples concrets et des retours du terrain aident à y voir plus clair.

En bref

  • Le BTS management hôtellerie restauration permet d’entrer rapidement sur le marché du travail, surtout pour ceux qui ont déjà fait de l’alternance.
  • Les métiers de l’hôtellerie accessibles au départ restent souvent opérationnels, avec une montée progressive vers plus de responsabilités.
  • Les options après BTS incluent licences professionnelles, bachelors spécialisés, brevets professionnels et années de césure bien organisées.
  • Pour une évolution professionnelle vers le management, le digital ou le tourisme, des formations complémentaires apportent un vrai plus.
  • Construire une carrière hôtellerie solide demande d’alterner terrain, formation ciblée et choix d’établissements où l’on peut vraiment progresser.

Comprendre ce que prépare vraiment un BTS management hôtellerie restauration

Le BTS management hôtellerie restauration forme d’abord des pros du terrain capables de tenir un poste en salle, en cuisine ou en hébergement, tout en comprenant la logique globale d’un établissement. C’est ce mélange technique/gestion qui fait la différence avec un simple diplôme d’exécution. En deux ans, on apprend autant à monter une carte qu’à lire un tableau de coûts, à accueillir un client qu’à gérer un planning.

Selon l’option choisie, le diplômé se dirige plutôt vers la restauration, la cuisine ou l’hébergement. Concrètement, cela veut dire qu’un jeune diplômé peut viser assez vite des postes de maître d’hôtel junior, chef de rang, chef de partie, réceptionniste ou assistant chef de réception. Ces métiers restent opérationnels, avec des horaires parfois costauds, mais ils posent les bases d’une future carrière hôtelière plus large.

La formation reste volontairement généraliste. Même avec une option, on touche à la fois à la gestion, au commercial, à la qualité et aux relations clients. C’est un avantage sur le long terme, car cela évite de se retrouver coincé dans une seule spécialité trop tôt. En revanche, au moment de choisir quoi faire après le BTS, cette polyvalence peut aussi donner l’impression de ne pas être « assez spécialiste » pour certains postes.

Les débouchés couvrent une palette plus large que les seuls hôtels et restaurants gastronomiques. On retrouve des diplômés en restauration collective (cliniques, maisons de retraite, entreprises), dans le catering, les résidences de tourisme, les villages vacances, voire dans des postes supports liés au contrôle qualité ou à la relation client. Le point commun reste la notion de service et la capacité à encaisser des pics d’activité sans perdre le sourire.

Pour ceux qui s’intéressent déjà à des postes de réception ou de front-office, un détour par un contenu spécialisé comme devenir réceptionniste en hôtellerie permet de mesurer concrètement les attentes du métier. La théorie vue en BTS donne un socle, mais ce sont les détails de la réalité de terrain qui aident vraiment à décider si ce type de poste convient.

Autre point souvent sous-estimé : la reconnaissance du diplôme auprès des employeurs. Un BTS MHR inspire confiance, surtout lorsqu’il est accompagné d’expériences de stage solides. Beaucoup de responsables d’établissement savent que ces profils peuvent évoluer, prendre des équipes, gérer la relation client parfois mieux qu’un pur profil école de commerce qui n’a jamais passé une soirée de service.

Autrement dit, le BTS MHR ne fait pas de miracle, mais installe une base robuste pour qui veut construire dans l’industrie hôtelière. Le vrai tournant se joue ensuite, dans la manière de choisir ses premiers postes et, éventuellement, ses études supplémentaires.

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Se lancer directement dans l’emploi en hôtellerie après le BTS

Beaucoup de diplômés font le choix très simple de travailler dès le diplôme obtenu. Quand les stages ou l’alternance se sont bien passés, l’employeur propose souvent un CDI ou un CDD long. Ce passage direct en entreprise permet de gagner en assurance, de comprendre réellement la dynamique de service et de vérifier ses envies avant d’envisager de nouvelles formations complémentaires.

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Les premiers postes ressemblent souvent à des rôles de chef de rang, commis confirmé, réceptionniste polyvalent, chef de partie adjoint ou assistant de direction. Au début, il ne faut pas s’attendre à occuper tout de suite un poste de manager avec bureau et horaires de bureau. Le secteur fonctionne à la confiance : on donne des responsabilités à ceux qui prouvent, service après service, qu’ils tiennent la route.

Un exemple très fréquent : un jeune qui commence comme assistant maître d’hôtel dans une brasserie de qualité, prend la main sur les réservations, les briefings d’équipe, les relations avec la cuisine, puis se voit confier le recrutement des saisonniers. En trois saisons, il a déjà un vrai profil de management restauration, même sans diplôme supplémentaire.

Pour les curieux de la manière dont un établissement suit la qualité de son accueil, le concept de client mystère en hôtellerie illustre bien la rigueur demandée. Les diplômés de BTS MHR croisent très vite ces démarches, et cela influe sur la façon d’envisager leur futur poste : simple exécutant ou acteur de la qualité globale.

Le risque, lorsqu’on part directement sur le terrain, c’est de se laisser aspirer par les horaires et la saison sans prendre de recul. Les années peuvent s’enchaîner sur le même type de poste, avec une progression lente. Pour éviter cet effet « roue de hamster », une règle simple aide : se poser tous les deux ans et vérifier si l’on a réellement gagné en responsabilités, en autonomie et en compréhension de la gestion.

Travailler dès la sortie du BTS n’empêche pas de reprendre des études plus tard. Au contraire, des bachelors ou licences accueillent régulièrement des pros en reprise de formation, parfois plus motivés et plus clairs sur leurs objectifs que les étudiants en continuité. Le terrain reste donc une option solide, à condition de rester pilote de sa trajectoire.

Poursuivre ses études après un BTS MHR pour booster sa carrière

Pour ceux qui visent des postes de management, de commercial ou de direction à moyen terme, continuer les études après un BTS management hôtellerie restauration fait souvent gagner du temps. Le diplôme donne un niveau bac+2 ; ajouter une année ou deux au bon endroit ouvre des postes payés différemment et moins centrés uniquement sur le service opérationnel.

Les licences professionnelles en hôtellerie-restauration et tourisme restent la suite la plus logique. Elles se déroulent sur un an, souvent en alternance, avec un programme très concret. On y trouve par exemple des parcours orientés management hôtellerie restauration, direction des services d’hébergement, arts culinaires, gestion de restauration collective, commercialisation de produits de terroir ou encore conception de projets touristiques.

Ce format permet de passer d’un rôle très terrain à un profil capable de piloter un service, suivre des indicateurs, organiser la relation avec les fournisseurs et parler budget avec une direction. Pour un ancien BTS MHR qui a déjà connu les coups de feu et les plannings compliqués, c’est souvent l’occasion de prendre du recul tout en restant connecté au réel.

Les licences « classiques » en gestion ou tourisme fonctionnent différemment. Plus théoriques, elles plongent davantage dans le droit, le marketing, la gestion de projet. Elles conviennent à ceux qui envisagent déjà de poursuivre jusqu’au master, ou qui se projettent dans des services de siège de chaînes hôtelières, des offices de tourisme ou des fonctions support.

Autre voie très convoitée : le bachelor en école hôtelière. En trois ans après le bac, ces cursus mènent à un niveau bac+3, parfois complété par un master. Pour un titulaire de BTS, certaines écoles acceptent une entrée directe en deuxième ou troisième année, sous réserve de dossier et d’entretien. L’intérêt majeur réside dans le réseau, les stages à l’étranger et les cours orientés vers le marketing hôtelier, le digital, le revenue management.

Les frais, eux, peuvent faire réfléchir. Les écoles sérieuses coûtent cher, surtout en région parisienne ou dans les grandes métropoles. L’alternance devient alors un levier pour limiter la facture, l’entreprise prenant en charge une partie des coûts. Beaucoup de jeunes diplômés de BTS font ce calcul avant de se lancer, et ils ont raison.

Pour se faire une idée plus fine des contenus possibles après le BTS, jeter un œil à une page comme présentation détaillée du BTS hôtellerie-restauration permet déjà de voir quelles compétences méritent d’être complétées : digital, management, langues, etc. C’est souvent là que se dessine la suite logique.

Enfin, le brevet professionnel reste une option à ne pas négliger, surtout pour ceux qui aiment le geste et veulent monter en gamme sur un métier précis : BP cuisine, BP sommelier, BP gouvernant, BP tourisme, BP restauration. Sur deux ans, souvent en alternance, ces formations affûtent une spécialité tout en gardant un pied très solide dans la réalité de terrain.

Au fond, prolonger ses études après le BTS MHR n’est pas une obligation mais un choix de stratégie. Ceux qui rêvent de direction, de développement commercial ou de projets touristiques auraient tort de s’en priver.

Tableau comparatif des principales suites d’études après un BTS MHR

Pour visualiser plus clair, un tableau aide à comparer les options après BTS selon la durée et l’impact sur la carrière.

Parcours après BTS MHR Durée moyenne Objectif principal Type de postes visés
Licence professionnelle hôtellerie-restauration / tourisme 1 an Spécialisation et prise de responsabilités opérationnelles Responsable de salle, adjoint de direction, responsable hébergement
Licence universitaire (gestion, tourisme…) 1 à 2 ans Renforcer théorie, possibilité de master Postes de coordination, fonctions support, poursuite en bac+5
Bachelor en école hôtelière 1 à 2 ans après BTS Profil managérial et marketing, souvent international Responsable d’exploitation, commerciale, chargé de projet tourisme
Brevet professionnel (cuisine, sommelier, gouvernant…) 2 ans Spécialisation technique poussée Chef de partie expert, sommelier, gouvernant confirmé
Entrée directe dans la vie active 0 an Acquérir de l’expérience terrain rapidement Postes opérationnels évolutifs (chef de rang, réceptionniste, cuisinier)

L’idée n’est pas de trouver la « meilleure » voie universelle, mais la combinaison la plus cohérente avec son tempérament et sa façon d’imaginer la suite.

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Métiers concrets accessibles après un BTS MHR et réalités du terrain

Une fois le diplôme en poche, les intitulés de poste s’enchaînent sur les offres : maître d’hôtel, chef de rang, réceptionniste, chef de partie, chef barman, assistant de direction hôtelière… Sans description réaliste, tout cela reste abstrait. Pour prendre une bonne décision de carrière hôtellerie, autant savoir à quoi ressemble une semaine type dans ces fonctions.

Le rôle de maître d’hôtel illustre bien ce mélange entre animation d’équipe et relation client. Il accueille, place les clients, gère la coordination avec la cuisine, veille à la fluidité du service et arbitre les imprévus. En début de parcours, le diplômé commence souvent comme assistant maître d’hôtel. Cela lui permet de maîtriser la carte, les codes de la maison, le fonctionnement de l’équipe avant de prendre la pleine responsabilité de la salle.

Le sommelier, lui, vit au rythme de la cave. Conseils aux clients, accords mets-vins, gestion des stocks, relation avec les fournisseurs, parfois déplacements dans les vignobles. Le côté glamour ne doit pas masquer la part logistique : port de cartons, gestion du stockage, anticipation des ruptures. Le BTS MHR donne un socle en service et en gestion, mais un BP sommelier ou une spécialisation peut être utile pour aller loin dans ce métier.

Côté hébergement, la fonction de réceptionniste est centrale. Accueil, check-in, check-out, gestion des réservations, information sur les activités locales, traitement des petits soucis du quotidien : c’est le visage de l’établissement. Une lecture attentive des missions décrites dans un guide comme comment devenir réceptionniste en hôtellerie permet de vérifier si l’on se retrouve dans cette façon d’être en première ligne, souvent sur des horaires décalés.

En cuisine, le poste de chef de partie représente une marche importante. Responsable d’un poste précis (viandes, poissons, garnitures, pâtisserie), il supervise des commis, organise la mise en place, garantit la régularité des plats. Obtenir ce type de poste dès la sortie du BTS demande en général déjà une expérience sérieuse. Beaucoup commencent comme demi-chef de partie ou commis confirmé avant de prendre la tête d’un poste.

Le chef barman, enfin, incarne un autre versant de la gestion hôtellerie restauration. Organisation du bar, création de cocktails, animation de l’équipe, contrôle des stocks, suivi de la caisse. L’ambiance peut paraître festive, mais les horaires tardifs et la charge physique demandent une vraie résistance. Là encore, une période comme barman ou barmaid avant la prise de poste en chef aide à asseoir sa légitimité.

Pour tous ces métiers, l’évolution professionnelle repose sur trois leviers : régularité dans le travail, capacité à gérer une petite équipe et envie de comprendre l’économie de l’établissement. Ceux qui cumulent ces trois éléments se voient souvent proposer des promotions en interne, parfois sans même avoir eu à chercher ailleurs.

Liste des métiers courants après un BTS management hôtellerie restauration

Sans chercher l’exhaustivité, on peut citer quelques fonctions que l’on croise très souvent chez les jeunes diplômés de BTS MHR.

  • Maître d’hôtel / assistant maître d’hôtel pour ceux qui aiment coordonner la salle.
  • Chef de rang ou manager de salle dans des restaurants à forte activité.
  • Réceptionniste ou assistant-chef de réception en hôtellerie de tourisme ou d’affaires.
  • Chef de partie ou commis confirmé en cuisine, avec une montée en gamme progressive.
  • Chef barman ou barman spécialisé dans les cocktails, selon l’expérience.

Chaque métier porte une ambiance différente, des rythmes de travail variés, des profils d’équipe distincts. Avant de se lancer, discuter avec des professionnels déjà en poste reste la meilleure manière de se projeter lucidement.

Dans ce paysage, certains font aussi le choix d’enseigner plus tard. Pour ceux que cette idée titille, un détour par une ressource comme devenir professeur en hôtellerie montre qu’une carrière peut aussi se poursuivre côté pédagogie, après quelques années de pratique en établissement.

Penser stratégie de carrière, spécialisation et reconversion dans l’hôtellerie-restauration

Une carrière hôtelière ne se résume pas à « monter les échelons dans le même établissement ». Certains restent longtemps dans la même maison, d’autres enchaînent les saisons, d’autres encore bifurquent vers le tourisme, l’événementiel ou le marketing digital. Avec un BTS management hôtellerie restauration en poche, la porte n’est pas fermée à ces évolutions, à condition de les anticiper un minimum.

Un premier axe de réflexion concerne la spécialisation. Ceux qui se passionnent pour la salle peuvent viser, à terme, des postes de direction de restaurant, de gestion de plusieurs points de vente, voire de consultant en ouverture d’établissement. Les profils cuisine, eux, peuvent passer chef de cuisine, chef exécutif, ou intégrer des groupes de restauration collective avec des responsabilités sur plusieurs sites.

Un deuxième axe touche au périmètre géographique. Le secteur permet de travailler en station de montagne, en bord de mer, à l’étranger, sur des croisières, dans de grandes métropoles ou des villages vacances. Changer de région, partir en saison ou tenter une expérience internationale pendant quelques années construit une expérience difficile à remplacer par un simple cours magistral.

Troisième axe, de plus en plus présent : la dimension digitale et marketing. Aujourd’hui, un établissement se joue aussi sur les avis en ligne, les réseaux sociaux, le site web, la gestion des OTA. Les profils qui cumulent compréhension du terrain et compétences en marketing hôtelier ou en e-tourisme sont très recherchés. C’est là que des bachelors spécialisés en digital tourisme, marketing hôtelier ou food marketing trouvent tout leur sens.

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Certains organismes proposent d’ailleurs des parcours pensés pour des titulaires de BTS MHR qui veulent passer ce cap. Ces programmes ajoutent des briques comme la gestion de la réputation en ligne, la stratégie de marque, l’analyse de données clients. L’objectif n’est plus seulement de bien servir dans un restaurant, mais de savoir faire exister l’établissement dans un environnement concurrentiel où tout se joue aussi sur un écran.

La reconversion ou la diversification, enfin, n’ont plus rien d’exceptionnel. Après quelques années de service, certains choisissent de se tourner vers la formation, la gestion de projet touristique, le conseil en hygiène, ou encore l’accompagnement de porteurs de projets d’ouverture de restaurant. Le BTS MHR reste alors une base technique crédible, complétée par une spécialisation métier.

Pour éviter de subir ces transitions, une habitude simple aide : tous les 18 à 24 mois, faire le point sur ses compétences réelles. Qu’a-t-on appris depuis le dernier poste ? Quelles responsabilités nouvelles ont été prises ? Quelle partie du métier donne encore de l’énergie, et laquelle épuise ? Cette petite auto-analyse oriente naturellement vers la prochaine étape, qu’il s’agisse d’une nouvelle structure, d’une formation courte ou d’un projet plus ambitieux.

Une carrière bien pensée dans l’hôtellerie-restauration ne suit quasiment jamais une ligne droite. Ce n’est pas un problème, tant que les choix de poste et de formation se répondent au lieu de s’opposer.

Année de césure, projets personnels et ressources utiles après le BTS

Tout le monde n’a pas envie d’enchaîner immédiatement avec une licence ou un CDI. Certains diplômés de BTS management hôtellerie restauration sentent le besoin de souffler, de voyager, de tester d’autres contextes de travail. Une année de césure peut alors faire énormément de bien, à condition de ne pas se transformer en parenthèse floue impossible à expliquer ensuite à un recruteur.

Cette pause peut prendre plusieurs formes. Certains partent en visa vacances-travail pour enchaîner des postes en restauration à l’étranger, améliorer leur anglais et découvrir d’autres cultures de service. D’autres s’orientent vers un long stage dans une structure qui les attire, même si ce n’est pas le choix le plus rémunérateur à court terme. D’autres encore profitent de cette année pour mûrir un projet entrepreneurial, par exemple l’ouverture d’un food truck, d’un petit coffee shop ou d’une structure d’événementiel culinaire.

L’important reste de garder un lien avec la industrie hôtelière. Une année passée complètement hors du secteur peut se justifier, mais il faudra alors expliquer ce que cette parenthèse a apporté en termes de maturité ou de compétences transversales. Au contraire, une année passée à osciller entre cuisine, salle, réception et jobs à l’étranger apporte souvent un discours très riche lors des futurs entretiens.

Pour s’orienter correctement, s’informer reste indispensable. Des blogs tenus par des hôteliers, des responsables de formation ou des professionnels reconvertis donnent des retours précieux. Les ressources détaillant les études comme le BTS hôtellerie-restauration et ses débouchés aident à replacer son parcours dans un cadre plus large et à ne pas sous-estimer ses compétences.

Certains établissements, enfin, font découvrir les coulisses de leur fonctionnement, y compris sur des sujets plus inattendus comme les audits qualité, les contrôles de service ou la montée en compétence des équipes. Un article sur le client mystère en hôtellerie par exemple, montre comment un service est observé et corrigé, et peut donner envie à certains de s’orienter vers ces fonctions d’évaluation et d’accompagnement.

Au fil de ces expériences, une idée revient souvent chez les anciens diplômés de BTS MHR : ce diplôme n’enferme pas. Il donne un langage commun avec tous les pros de la restauration et de l’hôtellerie, et ce langage sert ensuite autant pour gérer une salle que pour piloter un projet digital ou accompagner des élèves. L’essentiel est de rester en mouvement, de demander des retours honnêtes et de ne pas avoir peur de cibler les établissements où l’on pourra vraiment apprendre.

Pour ceux qui, au bout de quelques années, se découvrent une fibre pédagogique, enseigner devient parfois la suite logique. Les démarches pour devenir professeur en hôtellerie reposent souvent sur ce mélange d’expérience de terrain et de capacité à transmettre. Une autre façon de prolonger sa vie dans le secteur, sans rester tous les soirs dans le service.

En résumé, que l’on parte en césure, en licence ou en CDI, la clé reste la même : garder la main sur son parcours au lieu de le laisser se construire tout seul au fil des plannings.

Quel salaire viser après un BTS management hôtellerie restauration en début de carrière ?

En sortie de BTS MHR, les salaires se situent souvent autour du SMIC ou légèrement au-dessus, selon le type d’établissement, la région et les avantages (logement, repas, pourboires). Les postes de chef de rang, réceptionniste ou commis confirmé se négocient mieux lorsque le candidat a déjà fait de l’alternance ou plusieurs saisons. La progression vient ensuite par la prise de responsabilités : ouverture/fermeture, gestion de caisse, encadrement d’une petite équipe.

Faut-il obligatoirement continuer en licence ou bachelor après un BTS MHR ?

Non, ce n’est pas une obligation. Le BTS est pensé pour permettre une entrée directe dans la vie active. Continuer en licence pro ou bachelor devient pertinent si vous visez des postes de management, de gestion ou de marketing, ou si vous souhaitez travailler dans des structures plus grandes ou à l’international. Si vous aimez avant tout le terrain, quelques années d’expérience peuvent déjà ouvrir de belles évolutions sans étude longue.

Quels métiers de l’hôtellerie sont les plus accessibles juste après le BTS ?

Les postes les plus accessibles sont généralement chef de rang, commis confirmé, réceptionniste, assistant maître d’hôtel, demi-chef de partie en cuisine, barman ou assistant de direction selon les structures. Ce sont des métiers opérationnels qui permettent de consolider les bases techniques et relationnelles du BTS, avant de prétendre à des fonctions de chef de service ou d’adjoint de direction.

Une année de césure après le BTS MHR est-elle mal vue par les recruteurs ?

Une année de césure n’est pas un problème si elle est construite et assumée. Des expériences de travail à l’étranger, des saisons en restauration, un long stage ou un projet personnel structuré se valorisent très bien sur un CV. Ce qui pose plus de questions, ce sont les périodes sans activité claire et sans lien avec le projet professionnel. L’essentiel est de pouvoir expliquer ce que cette année vous a apporté.

Peut-on se reconvertir vers l’enseignement ou la formation avec un BTS MHR ?

Oui, mais pas immédiatement. Il faut en général quelques années d’expérience en établissement, parfois complétées par une licence ou un master, pour prétendre à des postes d’enseignant ou de formateur en hôtellerie-restauration. Cette expérience de terrain est très appréciée, car elle permet de transmettre des situations concrètes aux élèves ou aux adultes en formation.

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